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Autisme : évolution des classifications depuis 1980 (DSM / CIM)

La compréhension des troubles autistiques par la communauté scientifique a énormément évolué ces 40 dernières années. D’abord pensée comme un trouble global du développement regroupant de nombreux troubles spécifiques (DSM II, 1980), la classification internationale contemporaine propose une seule catégorie diagnostique pour définir l’Autisme : les « Troubles du Spectre Autistique » ou TSA  (DSM V, 2013).

 

Evolution des classifications

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L’évolution récente du DSM

 

Les troubles envahissants du développement regroupaient (DSM-IV) cinq troubles différents (troubles autistiques, syndrome de Rett, syndrome d’Asperger, trouble désintégratif de l’enfance, trouble envahissant du développement non spécifié). La grille de lecture proposée par le DSM V exclue le syndrome de Rett et le trouble désintégratif de l’enfance des Troubles du Spectre Autistique. Les TSA regroupent donc de fait ce qu’on appelait auparavant troubles autistiques, syndrome d’Asperger et troubles non spécifiés.

 

Les troubles du spectre autistique dans le DSM V

 

Le DSM V propose un changement de paradigme concernant l’approche de l’autisme. Il s’agirait en fait d’un continuum sur lequel un sujet se situe, de manière plus ou moins prononcée. Les TSA – troubles du spectre Autistique – sont repérés dans cette perspective, comme des déficits persistants dans la communication et l’interaction sociale dans plusieurs contextes. Voici quelques illustrations de ces marqueurs (non exhaustif) :

 

> Déficits de la réciprocité sociale et émotionnelle, allant d’une approche sociale normale et de déficits dans la conversation, à des difficultés à partager des intérêts ou des émotions, à l’impossibilité de faire débuter des interactions sociales, ou d’y répondre.

 

> Déficits en matière de comportements non verbaux dans l’interaction sociale, allant d’une communication verbale ou non verbale mal intégrée au contexte, à des anomalies dans le contact visuel et l’utilisation du langage du corps, à des déficits dans le recours à des gestes ainsi qu’à un manque total d’expressions faciales et de communication non verbale.

 

> Déficit du développement, du maintien et de la compréhension des relations, allant de la difficulté à adapter son comportement, en fonction du contexte social, aux difficultés à jouer un jeu imaginaire ou à se faire des amis et à l’absence d’intérêt pour les pairs.

 

> Hyper ou Hyporéactivité aux stimuli sensoriels ou intérêts inhabituels dans les aspects sensoriels de l’environnement (indifférence à la douleur, réaction indésirable à des sons ou des textures, odorat, touché excessif des objets, fascination visuelle pour les lumières ou les mouvements, …)

 

Le cas français : une absence de consensus sur la question des classifications

 

L’exception française est présente en psychologie, et a donné lieu à de nombreux débats et controverses sur le sujet de l’approche des troubles autistiques. A l’heure de la mise en place de standards dans la communauté scientifique autour du DSM V, l’école française porte en son sein certaines réticences face à l’approche psychiatrique que le DSM introduit. Une partie significative des acteurs se réfèrent à d’autres classifications, plus congruentes à une approche clinique du fonctionnement du sujet.

 

Ainsi, on retrouve, à côté du DSM, deux autres classifications : la CFTMEA (Classification française des Troubles Mentaux de l’Enfant et de l’Adolescent) et La CIM 10 (Classification Internationale des Maladies), publiée par l’OMS. La CFTMEA classe l’autisme dans « l’axe 1″, dans une catégorie « Autisme et troubles psychotiques ». La CIM 10, elle, classe ce trouble dans une catégorie « Trouble envahissants du développement ».
 
L’absence de consensus autour de ces classifications s’origine dans les notions de « psychose précoce », « psychose infantile » ou encore « psychose infantile précoce » que la CFTMEA introduit. La critique porte principalement sur les difficultés d’interprétation qu’ils entraînent.
 
 
 
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