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En séance #2 : les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) [les 10 films à voir en psycho]

Chaque semaine nous vous proposons une sélection de 10 films autour d’une thématique en psychologie. A l’affiche aujourd’hui, les Troubles obsessionnels compulsifs ou TOC.

 
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Ranger. Ordonner. Nettoyer. Trier. Compter. Se laver. Le cinéma a croqué de nombreux personnages envahis par des obsessions et régis par des compulsions irrépressibles. Parce qu’il est si bon de classer, voici les 10 personnages de film illustrant le mieux ce trouble.

 

#1 : The aviator  [2004 – Martin Scorsese]

 

« Contamination – Lavage – Répétitions »

Le personnage de Hugues présente le tableau clinique le plus fréquent d’un TOC : l’obsession de contamination, couplée aux compulsions de lavage. La qualité de ce Scorsèse, l’interprétation magistrale de Leonardo Di Caprio, et l’exemplarité clinique de ce cas, lui confèrent la première place de ce classement, sans conteste.
 

 
Le film retrace 20 ans de la vie d’Howard Hugues, producteur, aviateur et industriel mégalomane. Ce surdoué – les troubles obsessionnels sont souvent associés à un haut niveau d’intelligence -, met aussi en place des rituels de répétition à côté des compulsions de nettoyage. Le film permet d’observer l’évolution de ses troubles, qui deviennent rapidement envahissants. Un film incontournable sur ce thème, à voir et revoir, et revoir….
 
 

#2 :  Mon oncle [1958 – Jacques Tati]

 

« Symétrie – Obsession pour la perfection »

 
Le contenu manifeste du film est une satire sociale aux ressorts comiques : Mr Arpel, homme riche et fier de sa maison moderne, souhaite éloigner de chez lui son beau-frère « prolétaire » afin qu’il n’influence pas son fils. Le contenu latent, lui, dominé par la géométrie et l’obsession de la symétrie, déploie un monde clos et aseptisé.
 

 
C’est donc l’univers tout entier du film qui est construit sur un mode de pensée obsessionnel. L’environnement soumet les personnages à sa perfection : les déplacements – même ceux du chien – sont encadrés par la structure des décors et la technologie.
 
 

#3 : Pour le meilleur et pour le pire  [1998 – James L. Brooks]

 

« Comportements d’évitements – Répétitions – Lavage »

 
Jack Nicholson interprète le personnage principal de ce film, Melvin Udall, un riche écrivain souffrant de TOC. Il s’agit ici d’une forme sévère qui affecte toute sa vie. Lorsqu’il marche dans la rue, il évite toutes les rainures entre les pavés, il doit fermer et ouvrir (sa porte, la lumière) plusieurs fois en entrant chez lui, il apporte ses couverts au restaurant…
 

 
Le nettoyage est aussi dans son tableau, chaque rituel de lavage des mains s’exécute avec un savon neuf, après avoir jeté ses gants à la poubelle, « contaminés par le monde extérieur »… « Pour le meilleur et pour le pire » n’est pas un chef d’oeuvre, mais comme Jack Nicholson est inégalable pour incarner cette gamme de personnages, nous plaçons ce film sur le podium.
 
 

#4 : Comme un avion  [2015 – Bruno Podalydès]

 

« Vérification – Symétrie »

 

Michel, joué par Bruno Podalydes, est un infographiste obsédé par l’aéropostal en pleine crise existentielle de la cinquantaine. En cherchant des palindromes, il tombe sur le mot kayak, et y voit un « avion sans ailes ». Son obsession pour les avions se déplace alors sur le kayak : il commande et assemble consciencieusement son embarcation puis, avec l’assentiment de sa femme (Sandrine Kiberlain), décide de partir en voyage (pathologique?) pour fuir son quotidien.
 

 
Ce film décrit la fugue d’un obsessionnel. Loin de quitter son domicile sur un coup de tête, il prépare son départ durant de nombreux mois en accumulant une quantité incroyable de matériel, histoire d’avoir quelques rituels de vérification à faire. Ce voyage initiatique sera pour lui l’occasion de lâcher prise, au gré des flots et des rencontres…
 
 

#5 : Adaptation [2003 – Spike Jonze]

 

« Ruminations anxieuses – Collections – Accumulations »

 
Le scénariste de ce film, Charlie Kaufman, est en échec pour écrire le scénario tiré d’un livre sur les orchidées. Il détourne le projet initial pour devenir le personnage et le sujet principal, exposant ses ruminations anxieuses et troubles obsessionnels. Ce projet d’adaptation est une suite de mises en abîmes brillantes et stimulantes. Nicolas Cage est exceptionnel, incarnant deux rôles (Charlie et son frère jumeau).
 

 
Un autre personnage central du film, John Laroche, est caractérisé par ses obsessions pour les orchidées. On apprend, en découvrant son « background », que sa passion pour les fleurs fait suite à une obsession passée pour les poissons. Ce personnage nous permet de comprendre que l’objet d’une passion dévorante (ici les poissons puis les orchidées) n’est pas essentiel, il correspond seulement au « bénéfice secondaire », la partie consciente de son fonctionnement. Laroche évoque dans une séquence culte, comment il a abandonné définitivement le thème des poissons, après y avoir consacré toute sa vie :
 
« Then one morning, I woke up and said, « Fuck fish. » I renounce fish, I will never set foot in that ocean again. That’s how much « fuck fish. » That was 17 years ago and I have never stuck so much as a toe in that ocean. And I love the ocean.  » Il poursuit, du coq à l’âne : « you know why I love plants… »
 
La continuité se situe plutôt au niveau des mécanismes de défense (ici obsessionnels, par accumulation) mis en oeuvre, on parle de bénéfices « primaires », inconscients cette fois.
 
 

#6 : Les associés  [2003 – Ridley Scott]

 

« Contamination – Comptage »

 
Nicolas Cage, décidément à l’aise pour jouer des rôles de névrosés, incarne Roy, un arnaqueur vivant en ermite depuis que sa femme l’a quitté. Souffrant de TOC sévères et d’agoraphobie, il accepte de consulter un psychiatre. A cette occasion, il découvre et rencontre sa fille de 14 ans, avec qui il devra désormais composer…

 
Ce film de Ridley Scott met en scène l’obsession extrême de la propreté de Roy, qui aseptise tout son environnement, en nettoyant et comptant sans cesse. La performance de Cage et les rebonds scénaristiques font des associés un bon film pour explorer ce thème en toute légèreté.
 
 

#7 : The Road Within  [ 2014 – Gren Wells]

 

« Souillure – répétitions »

 
Un trio s’échappe d’une clinique psychiatrique dans le but de répandre les cendres de la mère de Vincent, un jeune homme atteint du syndrome de Gilles de la Tourette. Avec Marie, une jeune anorexique, et Alex, un obsessionnel compulsif sévère, le roadtrip s’engage. La scène où Alex (Dev Patel – Slumdog Millionaire) rencontre Vincent, amené dans sa chambre par le médecin, reflète correctement le ressenti de souillure et d’intrusion accompagnant les TOC.
 

 
L’intérêt de ce film réside moins dans la présentation des troubles eux-mêmes que dans la mise en lumière des difficultés rencontrées au quotidien par ces patients. Comment entrer en relation lorsqu’on est soumis à ces compulsions que l’on ne peut dissimuler ? Une dimension importante à considérer sachant que les TOC représentent la 4ème pathologie psychiatrique la plus fréquente (plus de 2% de la population).
 
 

#8:  American psycho [2000 – Mary Harron]

 

« Rituels »

 
La vie de Patrick Bateman est soumise à des rituels. La scène initiale, culte, nous présente son cérémonial du matin commenté (en voix off) par le personnage lui-même (joué par Christian Bale). Tous ces rituels et minuties lui permettent de (tenter de) contrôler sa vie.
 

 
Alors certes, le fonctionnement psychique de ce personnage se situe dans un registre plus archaïque que celui de la névrose obsessionnelle, mais les rigidités et rituels présentés sont si exemplaires que Christian Bale méritait d’apparaître dans ce classement avec ce personnage. A voir absolument, notamment pour l’autre scène culte des cartes de visite…
 
 

#9 : phoebe in wondeland  [2008 – Daniel Barnz]

 

« Répétitions magiques – Comptage – Propreté »

 
Phoebe est une petite fille différente, elle est atteinte de TOC et d’un syndrome de Gilles de la Tourette. Elle met en place des comportements répétitifs liés à la propreté et à des pensées magiques, ainsi que des rituels de comptages. L’extrait ci-dessous explore ces comportements.
 

 
La performance de l’actrice Elle Fanning jouant le rôle de Phoebe est exceptionnelle. On notera également un portrait très peu flatteur du personnage du psychiatre…
 
 

#10 : Monk  [Andy Breckman – 2002]

 

« Contamination – Germes – Toucher »

 
Adrian Monk est un détective souffrant de TOC. Il a dû quitter son poste à la brigade criminelle de la police de San Francisco, à cause de ses compulsions. Ces troubles obsessionnels apparaissent après un trauma, le meurtre de sa femme. Ses obsessions balayent plusieurs thématiques (contamination, peur du vide, de la foule, …). Une de ses compulsions l’amène à toucher des objets lorsqu’il entre dans une pièce, comme le montre l’extrait ci-dessous.
 

 
C’est un comportement assez fréquent chez les personnes atteintes de TOC. Le sujet ne peut s’empêcher de toucher l’objet ; tout en critiquant le geste, perçu comme irrationnel. Monk est une série, mais comme le trouble obsessionnel est central dans la psychologie et la biographie du personnage, il devait figurer dans notre classement.
 
 

Note sur les TOC : rituels ouverts Vs couverts

 
Les compulsions mis en scène au cinéma sont majoritairement des comportements observables de l’extérieur, ou « ouvertes ». La partie immergée de l’iceberg consiste en des rituels exclusivement mentaux, on parle de rituels « couverts ». Ils ne sont pas accessibles par des tiers, et peuvent s’exprimer via des calculs mathématiques mentaux, des formules verbales, des dénombrements…
 
Egalement, certaines compulsions « ouvertes » sont culturellement admises (« touchons du bois! », des prières, …), donc non envisagées comme des troubles, bien que congruentes à la définition psychologique de ce mouvement psychique.
 

Malik Benguerine & Didier Le Mabic

 
PS : Ce classement s’appuie sur 2 critères. Tout d’abord, la pertinence pour comprendre les enjeux psychologiques liés à la thématique; ensuite, la qualité cinématographique de l’oeuvre.

Retrouvez tous les épisodes de notre série « En séance, les 10 films à voir en psycho » :

 

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