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Histoire des labyrinthes de Porteus

Créée en 1914 pour évaluer l’intelligence, l’épreuve des Labyrinthes de Porteus, comme de nombreuses découvertes, a eu un destin inattendu pour devenir un classique de l’évaluation en neuropsychologie et psychomotricité. Voici la biographie de ce test centenaire.

 

laby

 

 

A l’origine, une mesure complémentaire pour évaluer l’intelligence

 

En 1914, Porteus crée un test composé de labyrinthes pour contribuer à la mesure de l’intelligence non-verbale et compléter les épreuves de Binet-Simon en vue de préciser le diagnostic de déficience mentale, notamment sur la question de la planification. Les études réalisées dans les années 20 montrent effectivement des corrélations entre le test de Porteus et les différentes versions des épreuves de Binet, mais une absence de recouvrement de ces deux épreuves.

 

Un exemple de sérendipité

 

Parallèlement, la question de l’adaptation sociale a fait l’objet de plusieurs travaux. Après la constatation d’une corrélation élevée du test des labyrinthes avec une échelle d’adaptation sociale chez des sujets déficients intellectuels (Porteus, 1920), plusieurs études s’intéressèrent à des populations présentant des niveaux d’inadaptation sociale différents, et notamment des sujets considérés comme délinquants.

 

Le point de départ était que la capacité à résoudre des tâches de type labyrinthe serait déficitaire chez les personnes présentant les ajustements sociaux les plus bas, pour un niveau intellectuel normal. Les résultats ne furent pas aussi marqués que prévus et amenèrent à s’intéresser aux erreurs commises lors de la résolution des labyrinthes, plus qu’à la réussite.

 

Mise en lumière des aspects neuroanatomiques

 

La réalisation des labyrinthes associe plusieurs fonctions qui renvoient à des régions cérébrales distinctes dont le dysfonctionnement peut entraîner consécutivement une altération de la performance : une composante perceptive, une composante exécutive pour la résolution du problème posé, une composante mnésique spatiale, et une composante motrice de traçage afin de réaliser les décisions retenues.

 

Différentes études en imagerie cérébrale éclairent cet aspect. Flitman et al. (1997), à l’aide d’un « PETscan », étudient l’activation cérébrale associée à la réalisation de différents types de labyrinthes (masqués ou non*) contrastés avec des situations contrôles. Les labyrinthes non masqués, comparativement aux situations contrôles, activent préférentiellement les zones correspondant aux aires 23 et 31 de Brodmann (cortex cingulaire postérieur et précunéus).

 

 

Kirsch et al. (2006) proposent une tâche de résolution mentale de labyrinthes et de pseudo-labyrinthes afin d’analyser par IRM l’implication du cortex préfrontal dans ce type de tâche. Les stimuli sont présentés sur un écran et les sujets, en appuyant sur un bouton, doivent indiquer parmi deux cibles celle qui correspond à la sortie du labyrinthe ou du pseudo-labyrinthe (Un pseudo-labyrinthe a toutes les apparences d’un labyrinthe mais ne comporte aucune bifurcation).

 

 

* Dans la condition labyrinthe masqué, le sujet ne voit qu’une partie du labyrinthe, soit un carré centré sur le lieu où se trouve le curseur qu’il manipule et qui avance au fur et à mesure du traçage fait par le sujet. 

 

Une réponse motrice imaginée

 

Les auteurs montrent que la résolution de labyrinthes, en comparaison des pseudo-labyrinthes, active le cortex préfrontal dorsolatéral et ventrolatéral ainsi que la partie dorsale du lobe pariétal. Ces résultats confortent l’idée que le cortex préfrontal est impliqué lorsqu’une décision doit être prise entre des réponses alternatives, avec les conséquences que cela implique en termes de planification.

 

Par ailleurs, les labyrinthes, comme les pseudo-labyrinthes, par opposition à une situation de repos, activent un réseau composé des régions cérébrales suivantes : les régions occipitales et pariétales avec la voie dorsale du système visuel spécialisée dans la localisation spatiale, les régions associées à la planification et à l’exécution du mouvement (ganglions de la base, aires motrice et prémotrice, etc.). La résolution mentale du labyrinthe s’accompagne donc d’une réponse motrice imaginée.

 

Le Laby 5-12, l’héritier au XXIème siècle

 

Inspiré de l’épreuve des labyrinthes de Porteus, le Laby 5-12 propose différents types de labyrinthes (angulaires ou circulaires) et un mode de cotation faisant intervenir la vitesse de résolution et les erreurs commises. La résolution des labyrinthes nécessite également l’inhibition des mouvements conduisant à des impasses et constitue donc une mesure de l’impulsivité.

 

L’aversion pour le délai

 

L’évolution des concepts et des modèles théoriques du TDA/H a mis l’accent sur le déficit des fonctions exécutives ainsi que sur l’aversion pour le délai.  Le Laby 5-12 met l’enfant en situation de résolution de problèmes et sollicite une partie des fonctions exécutives, évaluée par l’analyse des erreurs commises.

 

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