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Un épisode dépressif diagnostiqué par un algorithme sur Instagram ?

Les fameuses « Big Data » ouvrent un champ incroyable de recherches sur les comportements humains. Dans cette effervescence, le site Humanoïdes.fr nous décrit cette étude cherchant des corrélations entre les photographies d’Instagram et un possible état dépressif de l’auteur. Les deux chercheurs,  Andrew G. Reece (doctorat candidat à Harvard), et Christopher M.Danforth (professeur à l’Université du Vermont),  ont sélectionné un échantillon de 166 personnes. Toutes les photographies publiées sur Instagram sont analysées par leur algorithme pour y déceler les marqueurs de comportements dépressifs.    

 

instagramcapture_d35419e0-d5e1-471e-b326-bce650f692bainstagramcapture_21c7f129-82a1-4d0d-9e32-5d39d415cbdbLe filtre « Valencia » – à gauche –  est plus utilisé par les sujets « sains » alors que l’utilisation du filtre Inkwell – à droite – est corréllé à un état dépressif pour l’algorithme.

Le but ? Identifier les premiers signes de dépression. Comment s’y sont-ils pris ? En passant les 43 950 photos postées par ces 166 personnes au crible de leur algorithme.

Pour analyser ces photos et y identifier des schémas récurrents symptomatiques de la dépression, ils ont décortiqué les valeurs des filtres Instagram que les utilisateurs appliquaient à leurs photos. Saturation, balance des couleurs, teinte générale, présence ou non de visages… Le tout conjugué à des données extérieures appelées méta-données (nombre de publications et de likes notamment). La psychologie des couleurs n’est pas un concept nouveau. Parce qu’elles renvoient à des émotions depuis la nuit des temps, les couleurs ont été associées à des états d’esprits par les hommes : le rouge est associé à la passion et à la guerre, le blanc à l’apaisement, le noir à l’inconnu et ainsi de suite. Aussi il n’est pas impossible d’associer une photo à une humeur selon sa teinte par exemple.

 

Instagram Filters 2011
Exemples de filtres proposés par Instagram pour améliorer vos photos.

 

Après de multiples expérimentations, ils en sont arrivés à un modèle d’identification algorithmique plus performant que les diagnostics traditionnels des psychologues, et ce même avec des photographies prises avant que la personne ait été diagnostiquée comme dépressive. Selon leurs analyses, les personnes dépressives ont tendance à appliquer des couleurs bleuâtres, grisâtres et dans l’ensemble plus sombres. De même, les appréciations basiques que l’on fait d’une photo (triste, joyeuse, banale…) se sont révélées moins instructives que l’algorithme.

 

les seules valeurs de teintes d’une photographie permettent à leur système de mieux détecter les signes de dépression.

 

En d’autres termes, il est non seulement possible mais recommandé de fonder un diagnostic de la dépression sur les photos Instagram. D’après les deux scientifiques, les seules valeurs de teintes d’une photographie permettent à leur système de mieux détecter les signes de dépression. Ce qui, dans notre société des réseaux sociaux où fourmillent les selfies, fournirait un outil d’analyse hautement accessible et efficace pour tous les professionnels.

Concrètement, les deux chercheurs sont partis de plusieurs hypothèses à vérifier : les photos de personnes dépressives peuvent être distinguées des photos de personnes non dépressives; les photos Instagram de personnes dépressive publiées avant même la date de diagnostic par un médecin peuvent être distinguées de celles de personnes normales; l’appréciation humaine fondée sur des critères traditionnels est capable de distinguer les personnes dépressives de celles qui ne le sont pas et ces critères d’appréciation peuvent être informatisés. Et pour les vérifier, ils ont évidemment soumis les 166 personnes de l’échantillon à un questionnaire de base inspiré du questionnaire du Centre d’Etude Épidémiologique sur les Degrés de Dépression, ainsi qu’une autre série de questions visant à déterminer la date du premier diagnostic de dépression, si la personne s’attendait à l’être ou non, et si c’est le cas, combien de jours avant le diagnostic ont-elles compris qu’elles étaient dépressives.

 

le filtre Inkwell est plutôt utilisé par les dépressifs

 

On peut facilement voir que le filtre Valencia est abondamment utilisé par les personnes saines, tandis que le filtre Inkwell est plutôt utilisé par les dépressifs. Ce choix s’explique notamment par la touche lumineuse qu’apporte le filtre Valencia contrairement au noir et blanc d’Inkwell. Afin de déterminer si une personne était bel et bien dépressive, les chercheurs ne sont évidemment pas uniquement fondés sur la comparaison entre une poignée de photos, mais justement sur une comparaison massive avec toutes les photos publiées par cette même personne au cours de sa vie sur Instagram, grâce à un algorithme de machine learning.

 

 

En savoir + :

 

Lire l’article dans son intégralité sur Humaoïdes.fr

 

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